
Les coupes du gouvernement Carney élimineraient 40 000 emplois dans la fonction publique, rivalisant avec les compressions opérées par Stephen Harper et Jean Chrétien, qui ont durement frappé les personnes qui comptent sur les services publics.

Dans son budget de 2025, le gouvernement compte abolir 40 000 postes de fonctionnaires offrant des services indispensables. C’est une décision qui entraînera des répercussions sur les travailleuses et travailleurs, les familles et les collectivités partout au pays. On peut s’attendre à des délais interminables, notamment pour l’assurance-emploi, l’allocation pour enfants et la pension fédérale, à moins de programmes sociaux et à un gouvernement absent quand les gens ont le plus besoin d’aide.
C’est du déjà-vu. À l’ère Chrétien, le gouvernement a réduit les dépenses fédérales de 18,9 %. Résultat : 45 000 fonctionnaires fédéraux ont perdu leur emploi. L’intérêt sur les paiements d’impôts en retard et ceux liés au Régime de pensions du Canada et à l’assurance-emploi a grimpé. Au final, ce sont les travailleuses et travailleurs et les familles qui en ont payé le prix.

Vous souvenez-vous des coupes massives de Harper qui ont entraîné la fermeture de 9 centres de services pour les vétérans et 98 centres d’appels pour l’assurance-emploi? Les temps d’attente et les appels perdus ou abandonnés ont explosé et le nombre de personnes ayant réussi à obtenir de l’assurance-emploi a atteint un plancher record. Les coupes de Carney pourraient rivaliser celles de Stephen Harper et nuire aux services offerts aux vétérans.

Selon une étude de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), chaque dollar investi dans les services publics génère 1,22 $ de retombées économiques, un rendement supérieur à celui du secteur privé.

En 2023, 7,6 millions de personnes au Canada avaient 65 ans ou plus. C’est une personne sur cinq. Pour offrir aux personnes âgées les services dont elles ont besoin, ça prend du personnel.

Selon ses propres recherches, en permettant à son personnel de faire du télétravail, le gouvernement libérerait la moitié de ses immeubles et ferait économiser 6 milliards de dollars aux contribuables.
Ces économies pourraient être réinvesties dans les services publics ou aider à alléger le fardeau fiscal des contribuables.
Le télétravail est une solution économique, non seulement pour le gouvernement, mais aussi pour les travailleuses et travailleurs qui ont moins à débourser pour l’essence, l’entretien de leur voiture, etc.

Durant la panne informatique, c’est le personnel frontalier, pas l’IA, qui a assuré la sécurité des gens et des frontières. Quand on remplace du personnel qualifié par des systèmes automatisés, les erreurs se multiplient et les pannes laissent les gens dans l’embarras. Les études le confirment : les services automatisés augmentent les temps d’attente pour les dossiers complexes et échouent précisément là où les gens ont le plus besoin d’aide.
L’intelligence artificielle n’est pas une voie rapide vers un gouvernement plus efficace. Les personnes qui ont recours aux services publics veulent parler à de vraies personnes – pas à un robot ni à une boucle téléphonique sans fin.

Les personnes qui peinent déjà à obtenir des services seront les plus affectées. Moins de personnel pour fournir des services indispensables, ça se traduit par des programmes encore moins accessibles pour celles et ceux qui en dépendent.
De plus, les coupes ne feront qu’accentuer les inégalités de genre et de race. Les groupes d’équité, qui comptent davantage sur les services publics, seront les plus gravement touchés.
Demandez à votre députée ou député de mettre fin aux coupes, de respecter les fonctionnaires et d’investir dans les services dont dépend la population.
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