
Chaque jour, des millions de personnes au Canada dépendent de services publics méconnus, mais néanmoins indispensables. Des travailleur-euse-s ordinaires qui demandent des prestations d’assurance-emploi aux personnes âgées qui touchent des prestations durement gagnées, celles et ceux que représente le Syndicat de l’Emploi et de l’Immigration du Canada (SEIC) sont l’épine dorsale des systèmes de soutien de notre pays.
Au lieu de renforcer ces services essentiels, le gouvernement fédéral entreprend une réduction imprudente des effectifs à Emploi et Développement social Canada (EDSC) et à Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), et envisage des suppressions de postes à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié (CISR). Il ne s’agit pas seulement de changements administratifs, mais de suppressions d’emplois qui soutiennent les entreprises touchées par les tarifs douaniers, aident les nouvelles arrivantes et les nouveaux arrivants à s’intégrer, assurent la couverture dentaire des familles, répondent aux appels concernant l’assurance-emploi, le Régime de pensions du Canada, la Sécurité de la vieillesse et la Prestation canadienne pour les personnes handicapées, et servent le public dans les bureaux de Service Canada.
Pour celles et ceux qui sont en première ligne, en particulier dans les centres d’appels, les services offerts et la capacité de traitement de Service Canada sont poussés à l’extrême limite. Résultat? Des temps d’attente plus longs, des retards qui s’accumulent et des Canadiennes et Canadiens laissé-e-s dans l’incertitude au moment où ils et elles sont les plus vulnérables.
La force du Canada repose sur la force de sa fonction publique. En réduisant le nombre d’employé-e-s qui travaillent pour ces programmes, on ne rend pas le système plus efficace; on crée plutôt un système qui échoue au moment précis où on en a le plus besoin.

Demandez à votre député-e de mettre un frein aux suppressions et d’investir dans les employé-e-s de première ligne grâce auxquel-le-s le Canada continue de fonctionner.
Dites à vos ami-e-s et à votre famille pourquoi ces services sont importants. C’est en offrant un soutien au public qu’on gagne sa confiance.
Avez-vous déjà dû attendre longtemps dans un bureau de Service Canada, ou subi des retards dans le traitement de votre demande d’AE ou d’une demande auprès d’IRCC, comme un permis de travail, un permis d’études, un dossier de résidence permanente ou une demande de citoyenneté? Êtes-vous un-e employé-e qui subit directement l’impact de ces suppressions? Votre témoignage est l’outil le plus percutant dont nous disposons.
Les réductions d’effectifs dans les ministères que représente le SEIC ont des conséquences réelles sur nos collectivités et notre économie. Voici ce qui est en jeu :
Incertitude financière pour les familles : lorsque les effectifs d’EDSC sont réduits, le traitement des demandes d’AE prend plus de temps. Dans une famille qui dépend de ce revenu pour payer son loyer ou son épicerie, un retard ne crée pas seulement un inconvénient : il crée une situation de crise.
Séparation des familles et perte de potentiel économique : les réductions d’effectifs à IRCC et à la CISR entraînent une augmentation du nombre de demandes en attente. Cela maintient les familles séparées pendant des années et laisse les travailleuses et travailleurs qualifié-e-s, les professionnel-le-s et les étudiant-e-s dans un état d’incertitude permanente. Lorsque nous bloquons ces demandes, nous ne parvenons pas à combler les pénuries critiques sur notre marché du travail, ce qui empêche les nouvelles arrivantes et les nouveaux arrivants de contribuer pleinement à l’économie canadienne.
Le « fossé de l’automatisation » : à mesure que les effectifs diminuent, le gouvernement se tourne de plus en plus vers l’IA pour remplacer les décisions prises par les humains. Cela augmente le risque d’erreurs dans les dossiers sensibles où l’intervention humaine est irremplaçable. Nous avons déjà constaté le coût dévastateur pour les contribuables lorsque le gouvernement privilégie des systèmes automatisés défaillants plutôt que les personnes; on l’a vu avec l’échec du système de paie Phénix, qui a coûté des milliards de dollars. Nous ne pouvons pas nous permettre de répéter ces erreurs.
Instabilité économique : les retards dans l’octroi des permis de travail aggravent la pénurie de main-d’œuvre pour les entreprises canadiennes. Lorsque notre service public est lent, c’est toute notre économie qui ralentit.


Mettre un frein aux réductions d’effectifs : nous demandons que cessent immédiatement les compressions de personnel à EDSC et à IRCC, et qu’on ne supprime aucun poste à la CISR. Nous ne pouvons pas offrir des services dignes du XXIe siècle avec une main-d’œuvre du XXe siècle en déclin.
Privilégier le jugement humain plutôt que l’IA : la technologie doit soutenir les travailleuses et travailleurs, et non les remplacer. Nous devons protéger l’intégrité de nos systèmes en veillant à ce que les décisions cruciales concernant la vie des gens soient prises par des employé-e-s qualifié-e-s, et non par des algorithmes.
Réduire les retards : les Canadiennes et les Canadiens méritent des réponses rapides. Nous avons besoin d’investissements adéquats afin d’éliminer une fois pour toutes les files d'attente pour les permis de travail et les demandes de prestations.
Investir dans les services : les fonctionnaires méritent un milieu de travail juste et les ressources nécessaires pour bien faire leur travail. C’est uniquement en protégeant le bien-être des employé-e-s que nous garantirons un service de qualité supérieure au public.
Respecter nos engagements : des soins dentaires aux mesures de soutien aux tarifs douaniers, le gouvernement fait des promesses aux Canadiennes et Canadiens et aux citoyen-ne-s du monde entier. Ces promesses ne peuvent être tenues que grâce aux membres du SEIC, qui travaillent jour après jour pour en faire une réalité.
Ce sont là les éléments essentiels d’une fonction publique qui demeure fiable, responsable et prête à servir les Canadiennes et les Canadiens quand cela compte le plus.